Voici une histoire dans l'histoire, un morceau du glorieux passé
de l'escadron 214 des marines des États-Unis :
La VMF 214

Boyington's
Black Sheep
Fan d'histoire et de séries TV qui ont
bercé mon enfance et adolescence, j'ai eu l'envie de retracer l'épopée de la 214,
escadrille plus connue en France sous le nom "Les Têtes Brûlées".
Nous
connaissons tous le major Boyington sous les traits de Robert Conrad, ses acolytes
toujours prêts à draguer une fille ou à faire les 400 coups, ainsi que la forme de leur
fameux Corsair aux ailes de mouette.

La plupart
d'entre nous savons également que Boyington a réellement existé, que la 214 fut
vraiment une unité combattante dans le pacifique sud, mais qu'en est il exactement ?
Après
plusieurs jours de recherches, de traduction, de tri, j'ai réuni assez d'informations je
pense pour offrir un site complet sur l'engagement de la VMF 214 sous les ordres de
Boyington. Pourquoi je parle de tri ? Il existe beaucoup de controverses sur la vie de
Boyington, sur la création du "Black Sheep Squadron", sur leur nombre de
victoires.
Même en surfant sur des sites en rapport avec l'armée Américaine,
j'ai trouvé des différences. Je ne peux donc pas affirmer que tout ce que j'ai écris
ici est la pure vérité, mais à force de recouper les informations et de les trier en
fonction de leurs provenances, vous ne devriez pas trouver beaucoup d'erreurs. N'hésitez
pas à utiliser le forum si tel est le cas.
Pour ceux qui vouent un culte au
personnage de Boyington, vous trouverez ici des informations plus ou moins agréables. En
effet, beaucoup d'articles ne dressent pas un portrait luisant de ce personnage.
N'oubliez
pas cependant 2 choses : la première, j'ai réalisé ce site en toute impartialité, la
deuxième étant que même si je cite des articles non glorieux sur sa vie privé, il n'en
demeure pas moins que tous sont d'accords pour dire qu'il a été un combattant courageux
et digne de figurer parmi les héros de la seconde guerre mondiale.

Situons le contexte avant tout :
La
guerre fait rage dans le pacifique où l'armée japonaise a étendue son emprise.
L'Amérique
s'est remise de l'attaque de Perl Harbor, et grâce à sa formidable puissance
industrielle elle est présente sur tous les théâtres d'opérations.
Malgré les
victoires en mer de Corail, à Midway, et la reprise de l'île de Guadalcanal, les
japonais attaquent les iles Salomon en avril.
Comme tout récit, il faut
un héros :
En été 1943, Greg Boyington (surnommé Pappy), ex pilote des
Tigres Volants de Chennault, est nommé à la tête de l'escadron VMF 124 pour former des
pilotes l'arrière du front.
En devenant active, son escadrille repris le nom de
VMF 214 et fut déployée la première fois dans les Russells puis à Munda avant d'être
basée à Vella LaVella en décembre 43. (Voir la carte des iles Salomon)
Homme
rude et bagarreur, il recruta son équipe suivant ses convictions. Malgré le surnom de
"Swashbucklers" obtenu durant le premier tour d'opération de la VMF 214 dans
les Salomon, son escadron fut rebaptisé "The Black Sheep Squadron" (traduisible
par les moutons noirs) en raison justement du recrutement de ses membres. En fait, il était
question au départ de les appeler les "Bâtards de Boyington", mais la marine
refusa.
En France leur surnom a été traduit par : Les Têtes Brûlées pour la
série TV


Une
mouette comme destrier :
Créé pour l'aviation embarquée, le Corsair révéla
vite des qualités mal appropriées à l'appontage et fut relégué sur des bases
terrestres des Marines dans les premiers temps.
Cette étrange silhouette aux ailes
de mouettes se releva pourtant rapidement de cet affront en devenant l'un des avions les
plus emblématiques et des plus décorés de la seconde guerre mondiale.
Les Black
Sheep en firent leur emblème, allant jusqu'à l'intégrer à l'insigne de l'escadron.
Et
les têtes brûlées entrèrent dans la légende :
Un commandant
charismatique, des personnages haut en couleurs comme équipiers, une escadrille qui a vu
tant de héros passer aux commandes de son fameux Corsair, il n'en fallait pas plus pour
qu'un réalisateur américain transpose les aventures des têtes brûlées (très romancées)
sur le petit écran.
C'est ainsi que Robert Conrad devient Pappy Boyington. Aidé
d'une musique devenu culte (voir Annexe), elle fit un triomphe sous nos latitudes.
Baa Baa Baa ..

Maxwell
